Trouver des mandats grâce aux réseaux sociaux
Beaucoup d’agents utilisent Instagram ou Facebook comme une vitrine : un bien, une photo, un prix. C’est utile pour vendre ce que vous avez déjà. Mais le nerf de la guerre, ce sont les mandats. Et pour en rentrer, il faut parler aux propriétaires qui ne vendent pas encore.
Pourquoi les vendeurs ne vous écrivent pas
Un propriétaire qui pense à vendre ne cherche pas un agent. Il cherche à se rassurer : combien vaut ma maison, combien de temps ça va prendre, est-ce que je vais me faire avoir. Il regarde des conseils, compare, et attend souvent plusieurs mois avant de décrocher son téléphone.
Votre objectif : être celui qu’il a vu plusieurs fois, sur des sujets qui le concernent, au moment où il se décide.
Les 5 contenus qui font venir des vendeurs
1. La recherche acquéreur
C’est le plus direct, et l’un des plus efficaces : « J’ai un couple qui cherche une maison de plain-pied à Vineuil, budget 250 000 €. Vous connaissez quelqu’un qui vend ? »
Il ne doit concerner que de vrais acquéreurs, que vous avez réellement en portefeuille. Publiez-en un ou deux par mois, en vidéo face caméra ou en story.
2. Les erreurs de vendeur
« 3 erreurs qui font perdre 10 000 € à la vente. » « Ne baissez pas votre prix avant d’avoir vérifié ça. » Ces sujets touchent directement les propriétaires et montrent votre expertise, sans rien vendre.
3. Les coulisses d’une estimation
Filmez-vous en route pour un rendez-vous (sans montrer la maison ni le client) : « Ce que je regarde en premier quand j’arrive pour une estimation. » Le vendeur découvre comment vous travaillez. Il a déjà moins peur de vous appeler.
4. Les réussites
« Vendu en 3 semaines à Saint-Gervais : voilà ce qu’on a fait différemment. » Toujours avec l’accord des vendeurs, et sans promesse chiffrée. Une réussite racontée vaut dix « Vendu ! » en lettres rouges.
5. Le marché du quartier
« Ce que les maisons se vendent vraiment dans votre rue. » Restez prudent sur les chiffres : citez vos ventes réelles ou des sources publiques, jamais des chiffres inventés. Le simple fait de parler du quartier attire les habitants.
Le mot-clé, le réflexe qui change tout
Terminez chaque contenu « vendeur » par une action simple : « Écrivez ESTIMATION en commentaire, je vous envoie ma check-list avant de vendre. »
Pourquoi ça marche :
- c’est un geste minuscule pour la personne, bien plus facile qu’un appel ;
- vous obtenez une conversation privée avec un propriétaire de votre secteur ;
- vous savez quel contenu a fait venir le contact.
Préparez la ressource promise (une check-list, un guide des diagnostics, une liste de questions) et envoyez-la rapidement en message privé. Puis proposez un échange, sans forcer.
Répondez à tout, vite
Un commentaire sans réponse, c’est un contact perdu. Répondez à chaque commentaire et chaque message dans la journée. Ce n’est pas seulement poli : les réseaux montrent davantage les contenus qui génèrent des échanges.
Soyez patient, mais mesurez
Un vendeur qui vous a vu en mars peut vous appeler en septembre. Ne jugez pas une vidéo à ses vues du premier jour. Notez plutôt chaque mois :
- combien de messages et de commentaires « mot-clé » vous avez reçus ;
- combien de rendez-vous d’estimation en sont sortis ;
- d’où viennent vos nouveaux mandats (demandez-le toujours au vendeur).
En pratique
Un mois type pour aller chercher des mandats :
| Semaine | Contenu « vendeur » |
|---|---|
| 1 | Recherche acquéreur, face caméra |
| 2 | Les erreurs de vendeur, en carrousel |
| 3 | Coulisses d’une estimation, en story |
| 4 | Une réussite racontée, en Reel |
Dans Lookimo, chaque planning mensuel contient automatiquement une recherche acquéreur et un contenu qui fait commenter, avec un mot-clé. Environ 40 % des contenus du mois visent à trouver des clients, le reste à se faire voir et à créer la confiance.